Je suis heureuse de vous annoncer que je viens de valider le MOOC Santé Mentale Périnatale au cours des 1000 premiers jours ainsi que la formation Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM).
Ces formations viennent enrichir ma pratique et renforcer une conviction profonde : accompagner une personne, c’est aussi prendre en compte sa santé mentale, ses émotions et son vécu, particulièrement durant les périodes de grande vulnérabilité.
Les 1000 premiers jours : une période déterminante
Les 1000 premiers jours correspondent à la période qui s’étend de la grossesse jusqu’aux deux ans de l’enfant.
Durant cette phase, de nombreux changements biologiques, psychologiques, familiaux et sociaux se produisent. Si l’arrivée d’un enfant est souvent associée à la joie, elle peut également s’accompagner de fatigue intense, de doutes, d’anxiété, d’isolement, voire de souffrance psychique.
La santé mentale des parents, et en particulier celle de la mère, influence non seulement leur bien-être mais aussi la qualité des interactions précoces avec leur enfant. Aujourd’hui, les connaissances scientifiques montrent combien un repérage précoce des difficultés peut faire une réelle différence.
Une souffrance souvent silencieuse
Le post-partum n’est pas toujours l’image idyllique que l’on voit dans les magazines ou sur les réseaux sociaux.
Certaines femmes vivent :
- une dépression périnatale ;
- de l’anxiété importante ;
- un épuisement parental ;
- des difficultés d’attachement ;
- un sentiment de solitude ou d’incompréhension ;
- une perte de confiance en elles.
Les pères et co-parents peuvent également être concernés, même si leur souffrance reste souvent moins visible.
Par peur du jugement ou culpabilité, beaucoup de parents n’osent pas exprimer ce qu’ils ressentent. Pourtant, être écouté sans jugement est souvent le premier pas vers un mieux-être.
Quel rôle pour les professionnels de l’accompagnement ?
Nous ne sommes pas tous des professionnels de la santé mentale. En revanche, nous pouvons apprendre à mieux repérer les signes d’alerte, écouter avec bienveillance et orienter vers les ressources adaptées lorsque cela est nécessaire.
C’est précisément l’un des enseignements majeurs de la formation PSSM : savoir reconnaître une situation préoccupante, adopter une posture d’écoute et guider la personne vers l’aide dont elle a besoin.
Dans le domaine de la périnatalité, cette vigilance est particulièrement importante car certaines difficultés peuvent passer inaperçues alors qu’elles impactent profondément la qualité de vie des familles.
Une approche globale de la santé
En tant que naturopathe, je suis convaincue qu’il est impossible de séparer totalement le corps et l’esprit.
Les troubles du sommeil, la fatigue chronique, les difficultés digestives, les variations hormonales, le stress ou la charge mentale s’influencent mutuellement.
Une approche globale consiste donc à considérer la personne dans toutes ses dimensions :
- physique ;
- émotionnelle ;
- psychologique ;
- familiale ;
- environnementale.
Cela ne remplace jamais un suivi médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire, mais permet de mieux comprendre la complexité des situations et d’accompagner chacun avec davantage de justesse.
Continuer à se former pour mieux accompagner
Je considère la formation continue comme une responsabilité professionnelle.
Ces nouvelles compétences me permettent aujourd’hui d’avoir un regard encore plus éclairé sur les enjeux de la périnatalité, de la santé mentale et du bien-être des familles.
Parce qu’au-delà des symptômes, il y a toujours une histoire, un contexte et une personne qui mérite d’être entendue.
Et parfois, savoir écouter, accueillir et orienter est déjà une forme précieuse d’accompagnement.
